Simulateur d'impôt : Bulgarie ou France
Votre impôt, vos cotisations et votre net perçu dans les deux pays, sur le même chiffre d'affaires. Deux curseurs, un résultat immédiat.
Mis à jour le
Comparer les deux pays
Paramètres
France
- Chiffre d'affaires
- 80 000 €
- Charges, 30 %
- − 24 000 €
- Cotisations, environ 45 %
- − 25 200 €
- Impôt sur le revenu
- − 2 526 €
Charge totale : 34.7 %
Bulgarie
- Chiffre d'affaires
- 80 000 €
- Charges, 30 %
- − 24 000 €
- Cotisations, base plafonnée
- − 3 324 €
- Impôt sur le revenu, 10 %
- − 5 268 €
Charge totale : 10.7 %
Écart annuel de net perçu
19 135 €
Cet écart ne tient compte ni du coût de la vie, ni des droits sociaux constitués, ni du coût de la structure et de sa comptabilité sur place.
Ce que cela donne concrètement
| Chiffre d'affaires | Net en France | Net en Bulgarie | Écart annuel |
|---|---|---|---|
| 50 000 € | 20 822 € | 33 009 € | 12 186 € |
| 80 000 € | 31 354 € | 54 609 € | 23 255 € |
| 150 000 € | 52 914 € | 105 009 € | 52 095 € |
Source · Calculé par les mêmes fonctions que le simulateur ci-dessus, hypothèses identiques des deux côtés. Cotisations comprises, quotient familial et réductions d'impôt exclus.
D'où vient l'écart
La Bulgarie applique un taux unique de 10 % sur les revenus des particuliers depuis 2008 : pas de tranches, pas d'abattements complexes. S'y ajoutent des cotisations sociales plafonnées, très inférieures au système français.
Pour les sociétés, l'impôt sur les bénéfices est également de 10 %, et la distribution de dividendes supporte 5 %, soit 14,5 % de charge cumulée sur un bénéfice distribué.
En France, un indépendant soumis au barème progressif et aux cotisations des travailleurs non salariés voit couramment sa charge totale dépasser la moitié de son chiffre d'affaires. L'écart devient net au-delà de 40 000 euros de revenu annuel. Le cadre complet est détaillé sur notre page flat tax à 10 %.
Freelance ou gérant d'EOOD
Indépendant
En France : cotisations des travailleurs non salariés, de l'ordre de 45 %, puis barème progressif de l'impôt sur le revenu. En Bulgarie : cotisations sur base plafonnée, puis 10 % sur le revenu.
Gérant rémunéré en dividendes
En France : impôt sur les sociétés à 25 %, puis prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les dividendes. En Bulgarie : 10 % sur les bénéfices, 5 % sur les dividendes, et cotisations sur la rémunération minimale du gérant.
À partir de quel revenu l'opération vaut le coup
Vivre en Bulgarie coûte, chaque année, une comptabilité obligatoire si vous avez une société (500 à 1 500 euros), une couverture santé complémentaire (400 à 1 200 euros), et les allers-retours vers la France, deux à quatre par an selon les attaches. Comptez 2 000 à 4 000 euros de coûts récurrents que vous n'aviez pas.
En dessous de 40 000 euros de chiffre d'affaires, l'écart fiscal ne couvre pas ces coûts et le déménagement se justifie par le coût de la vie, pas par l'impôt. Entre 40 000 et 80 000, l'opération devient nettement favorable. Au-delà, le barème progressif français creuse l'écart chaque année davantage.
Le calcul ne dit rien du reste : perdre ses droits à la retraite française, éloigner ses enfants d'un système scolaire, ou renoncer à un réseau professionnel. Ce sont ces postes-là, et non l'impôt, qui font revenir ceux qui reviennent. La page retraite en Bulgarie traite le premier point, souvent le plus mal anticipé.

Questions fréquentes sur le simulateur
Combien garde-t-on de plus en Bulgarie qu'en France ?
Sur 80 000 euros de chiffre d'affaires en indépendant, avec 20 % de charges, il reste 31 354 € en France contre 54 609 € en Bulgarie, soit 23 255 € d'écart annuel. L'écart se creuse avec le revenu, parce que le barème français est progressif et que le taux bulgare ne l'est pas.
La simulation tient-elle compte des cotisations sociales ?
Oui. Elle intègre les cotisations des travailleurs non salariés en France, de l'ordre de 45 % de la rémunération nette pour un indépendant, et les cotisations bulgares, plafonnées et calculées sur une base annuelle limitée. En Bulgarie, un gérant d'EOOD peut se déclarer au salaire minimum légal, ce qui réduit fortement la charge sociale, et réduit d'autant les droits qu'elle ouvre.
La flat tax s'applique-t-elle aussi aux salaires ?
Oui. Le taux de 10 % vaut pour tous les revenus d'un résident fiscal bulgare : salaires, activité indépendante, loyers et plus-values. Les dividendes font exception, à 5 %. C'est l'un des régimes les plus simples de l'Union européenne.
Faut-il réellement vivre en Bulgarie pour en bénéficier ?
Oui, sans échappatoire. Il faut être résident fiscal bulgare : plus de 183 jours par an sur le territoire, ou y avoir son foyer permanent. Une EOOD sans résidence effective sera très probablement requalifiée par l'administration française. Le transfert réel du centre de vie est la condition, pas la formalité.



